Les Bijoux de la Castafiore

Histoire

Dans Les Bijoux de la Castafiore (1963), les principaux protagonistes de la série se retrouvent à Moulinsart pour y vivre une véritable comédie classique à huis clos. Tournant résolument le dos à l'aventure pour s'attacher à la difficulté de la communication entre les êtres, un "anti-récit" truffé de malentendus et de quiproquos plus cocasses les uns que les autres.

Synopsis

Il s'agit d'un huis clos, d'un récit immobile dont la médiatisation serait proportionnelle à l'incommunicabilité. Le château peut être considéré comme un théâtre et dans la pièce qui s'y joue, de multiples acteurs s'y bousculent. Hormis les résidents légitimes, se succèdent et s'interfèrent : un médecin, des Tziganes, une diva auto-invitée et sa suite, un fantomatique marbrier, des paparazzis, une fanfare, une équipe de la télévision, un assureur éconduit, des déménageurs, deux policiers...

L'histoire se résume à plusieurs pseudo-vols et à une véritable disparition, celle d'une émeraude. Presque tout le monde se retrouve soupçonné... Avec beaucoup d'humour et une distance qu'il prend par rapport à sa création, Hergé s'essaye à raconter une histoire où il ne se passe rien, dans une cacophonie vaudevillesque.

Une bande dessinée théâtrale

La couverture de l'album est en elle-même une invitation au spectacle qui va se dérouler. Recommandant le silence, Tintin, en parfaite connivence avec le lecteur-spectateur, le regarde et le prie d'entrer : " Vous allez voir la comédie... Chut ! Et maintenant, place au théâtre !. "

Le titre original choisi par Hergé pour cette histoire était Ciel ! Mes bijoux !, titre rejeté par l'éditeur Casterman.

L'exotisme

Celui-ci est singulièrement absent du récit. Néanmoins, grâce aux Tziganes, l'exotisme se rend à domicile. Il s'agit également du seul album de la série, avec Le Secret de La Licorne, dans lequel les personnages ne partent pas à l'aventure dans d'autres parties du monde, ce qui n'empêche pas l'aventure de venir à eux.

Petit clin d'œil au voyage, Tintin lit à la planche 43 L'Île au Trésor paru en 1883, œuvre de l'écrivain britannique, Robert Louis STEVENSON ( 1850 - 1894 ), l'une des lectures préférées du dessinateur avec Robinson Crusoé de Defoe et Les Trois Mousquetaires de Dumas.

Les Tziganes

Un vieux proverbe roumain dit : " De loin, le Tzigane est un être humain. Outre le caractère odieux de cette phrase, elle trahit une attitude générale à l'égard des Tziganes."

C'est bien la leçon à tirer des Bijoux de la Castafiore : en 1961, Hergé était un des premiers à porter un regard dénué d'animosité à l'égard des Tziganes. C'est en s'ouvrant au dialogue avec ces visiteurs inattendus que Tintin et Haddock parviennent à dissiper nombre d'idées reçues... et fausses.

Bianca Castafiore

Bien qu'universellement connu, le répertoire de la Diva n'en est pas moins limité. Son rôle de Marguerite dans la scène VI de l'acte III de l'opéra Faust de GOUNOD est de loin le plus célèbre.

Extrait d'un catalogue de malletier-maroquinier

La chambre qui est dévolue Au Rossignol Milanais est vraisemblablement celle dite du Roi à Cheverny avec son lit à baldaquin recouvert de broderies persanes. Comme la Callas, Bianca est une Diva qui entretient une relation ambiguë avec la presse « people ».

Les bijoux

La garde-robe de la Castafiore est extravagante. La cantatrice craint en permanence que ses bijoux ne soient volés, puis survient le vol d'une émeraude hors de prix. Les Dupondt enquêtent et accusent tour à tour : Nestor , Irma, les Tziganes que le capitaine Haddock a invités dans son pâturage... Finalement, après moult péripéties et fausses pistes, l'émeraude sera retrouvée par Tintin, presque par hasard, dans le nid d'une pie.

Le château

Tous les éléments du château visibles dans Le Secret de La Licorne et dans Le Trésor de Rackham le Rouge sont directement issus de l'unique brochure touristique publiée au début des années 40 et dont l'intitulé complet est le suivant : Les châteaux historiques de France. CHEVERNY. Un des Beaux châteaux de la Loire. Ce fut la seule source dont Hergé disposa pour créer Moulinsart.

Les pages intérieures du document décrivaient à l'aide de photos; le premier palier interrompant les deux volées d'escaliers et quelques-unes des pièces principales. Le château de Cheverny fut édifié en 1625 dans le style classique Louis XIII.

L'escalier

Dans Les Bijoux de la Castafiore, le personnage principal c'est le château lui-même. Plus réducteur encore, pour Michel SERRES (1) l'élément directeur, c'est l'escalier. On pourrait porter à son crédit que dans Le Secret de La Licorne ( Case B1,p.48) Tintin fait tomber ses poursuivants à hauteur de la quatrième marche.

Attention à la marche ! Sa brisure entraîne neuf chutes dont celle, si préjudiciable, du Capitaine Haddock. Accident certes bénin, mais qui lui vaut une entorse avec immobilisation complète.

Le supercolor - Tryphonar

Le Professeur Tournesol invente le téléviseur couleur à écran géant avec cinq années d'avance.

Le génie humanisé

Le Professeur Tournesol, le scientifique au génie multiple réalise ici une de ses dernières inventions après le Supercolor Tryphonar, une nouvelle rose. En ce faisant, il se révèle avoir un faible pour le sexe opposé mais il met aussi son talent au service d'une cause paisible qui ne risque pas d'être reprise par des personnes mal intentionnées.

Vos contributions (69) Contribuer
digorgozolavendredi 14 juillet 2017 à 09:18
Il y vas surtout pour y prendre une coupe de champagne proposée par la Castafiore je crois!
Mais le capitaine n'est pas de cet avis...
jacqueshervejeudi 13 juillet 2017 à 22:13
Trop facile de reporter un rendez vous pour teparer la marche, Mr Boullu! Et pourtant il n'hésite pas à se rendre au domicile du capitaine Haddock en compagnie d'une fanfare dont il fait partie !!!
digorgozolalundi 10 juillet 2017 à 09:51
Bien dommage effectivement, car on ne voit les tziganes que dans 38 cases (en comptant les cases où on voit Miarka sans les autres tziganes). Mais on voit la page "47 bis" dans le dessin animé.

Par contre, Mr Boullu à TOUJOURS des excuses:
-"Il ne faut pas m'en vouloir... J'ai dû terminer une pierre tombale: c'était urgent...
-Oui... Mais il y a eu les congés payées... Et puis j'ai eu la grippe, et...
Même sa femme s'y met!
-Oui... Ah! c'est le monsieur du château... Euh... non, il est parti depuis ce matin...
Alors qu'il est derrière elle! Il est dans 12 cases mais c'est quand même un personnage important... Qui a le temps!...
+1
jacqueshervedimanche 9 juillet 2017 à 11:01
En effet ! Attention à la marche. Seule la Castafiore reste prudente ! Bien dommage qu'il n'y ait pas de page 47 bis où la police essaierait par tous les moyens à faire avouer aux tsiganes le vol d'un bijou.

On imagine quels seraient les propos lors de l'interrogatoire de style en s'adressant à Miarka : ''on a trouvé des ciseaux en or de la cantatrice. Où est l'emeraude? ''

–mais je n'ai pas volé j'ai seulement trouvé les ciseaux !'''dit Miarka en pleurant.

–Avoue ! Sache que je déteste les menteuses ! dit le policier chargé de l'interrogatoire.
digorgozolavendredi 2 juin 2017 à 13:03
ATTENTION A LA MARCHE EN DESCENDANT DU TRAIN !
attention à la quatrième marche en descendant de l’escalier .....

Toujours le même refrain...
jacqueshervelundi 1 mai 2017 à 20:29
Concernant la TV couleurs :

1938 : mise au point du système Delta qui sera utilisé de 1967 à 1976 en France

1953 : apparition de la TV couleurs Aux États-Unis

1956 : système SECAM en France

1967 : seconde chaîne couleurs en France
marcdusudlundi 16 janvier 2017 à 13:25
Le château l ...La Castafiore... Le Capitaine...Le Professeur... Même Nestor !!!
Le héros Ç est pas Tintin..;-) c est Moulinsart...!
Un album découvert quand j avais 10 ans...
Je voulais pas le lire d un trait pour pourvoir profiter au maximum de chaque bulles...
+1
nicnolmardi 20 septembre 2016 à 09:08
@jacquesherve : Tryphon nous en donne l'explication en BLC, 48-II-3 : "Le principe ? ... Grosso modo, des philtres colorés, disposés entre un appareil de télévision ordinaire et un autre écran ! ..." Plus loin, nous apprenons, en BLC, 58-I-3 qu'il va présenter son "Supercolor Tryphonar" (quel nom, vraiment !) au "Congrès International de Télévision" à Milan ...

Maintenant, ledit "principe" est-il techniquement possible ... ?
+1
jacqueshervemercredi 14 septembre 2016 à 14:35
Supercolor Tryphonar = façon de transformer le noir et blanc en couleurs tout en mettant des couleurs fausses. Comment nos amis peuvent voir un magazine en couleurs alors que les chaînes tv émettaient à l'époque en noir et blanc.
jacqueshervemercredi 14 septembre 2016 à 14:28
Une version moderne de l'opéra de Rossini La gazza ladra.
osbornlundi 4 avril 2016 à 19:40
Album original et fort sympathique, où pour une fois Moulinsart est au cœur de l'action.
+2
jacqueshervelundi 28 mars 2016 à 00:21
Je pense que Hergé aurait pu créer un passage où les services de police mettraient la pression sur Miarka pour l'inciter à avouer un vol vu qu'on avait trouvé des ciseaux sur elle....tout en s'inspirant du passage où le héros de Sans Famille est arrêté par la faute des Driscoll .
nicnolsamedi 26 mars 2016 à 18:49
@jacquesherve : à mon sens, attendu que "Les Bijoux de la Castafiore" fait déjà partie de la dernière période créatrice de Hergé en ce qu'il privilégie pour la première fois la prédominance de la "sphère privée" s'auto protégeant comme elle le peut de l'univers public (attitude créatrice coïncidant avec sa relation désormais officielle avec Fanny Vlaminck), l'exposition d'une procédure judiciaire ayant pour objet le "vol de l'émeraude" et l'éventuelle implication des Tziganes dans ce procès étaient impossibles ... Sans oublier les limites imposées par les 62 pages de l'album !!!

C'est que, comme déjà dans "L'Affaire Tournesol" (AT, 13-II-3 et III) ou "Coke en Stock" avec le "rallye" concocté par Lampion, Hergé s'applique surtout à dénoncer de nouvelles intrusions de la "sphère publique" dans la retraite de Tintin et ses amis à Moulinsart :

1° les Tziganes, soit l'intrusion de l'univers "primitif" de Tintin avant sa rencontre avec le capitaine Haddock ... cette sphère de "l'enfant trouvé" telle qu'analysée par Jean-Marie Apostolidès ;
2° l'arrivée de la Castafiore, experte dans l'art de ... "s'inviter ... en toute simplicité (tu parles !)" - BLC, 6-I-2 -
3° consécutivement à l'invitation faite par le capitaine Haddock aux Tziganes, les "sinistres" avertissements du commandant de gendarmerie de Moulinsart (BLC, 13-II-2) ;
4° consécutivement à l'arrivée de la Castafiore, l'invasion de parasites de tout genre et de tout poil (dont l'univers de Moulinsart avait déjà subi la grossière importunité dans "L'Affaire Tournesol" à la suite de l'indiscrétion des Dupondt, quelles qu'aient pu être leurs assurances - AT, 13-II-2 et 3 - et 13-III -) :

a) Gino et son acolyte, délégués par (on le saura plus tard) le "Tempo di Roma" (BLC, 9-IV-3 - 13-IV-2 et 3 et 14-I-1, 2 et 3) ;
b) l'inévitable Lampion et sa grossière fatuité (BLC, p. 17) ;
c) l'arrivée du piano chez "Haddack" (sic !), commandé par la Castafiore pour Wagner, son "accompagnateur/souffre-douleur" (BLC, 17-IV-3) ;
d) à nouveau Gino et son acolyte (BLC, 20-IV-2 et 3 et 21-I-2) ... ces "zèbres qui ont détalé comme des lapins" (savoureux "haddockisme" en 21-II-1) ;
e) Jean-Loup de la Battelerie et Walter Rzzoto de "Paris Flash" (BLC p. 22, 23 et 24), quintessence de la NULLITE de la presse "à sensation" à l'affût du "truc qui se vendrait !" (BLC, 23-I-1) ;
f) le "magnifique reportage" qui en résulte (anticipation du NEANT "people"), l'annonce du pseudo "mariage", les télégrammes de félicitation et l'aubade de "l'Harmonie de Moulinsart (BLC, p. 27 à 30) ;
g) l'arrivée de l'équipe de télévision, "véritable invasion barbare" ( BLC, p. 30 à 40) ;
h) le reportage (bien plus intelligent que le torchon de Paris Flash - BLC, 41 -) du "Tempo di Roma" assuré par Gino qui s'est introduit parmi les techniciens de l'équipe de télévision ;
i) la disparition de l'émeraude, objet du programme de l'émission télévisuelle "Cinq millions à la une" (BLC, p. 48 à 50) ;
j) l'article de "La Dépêche" (BLC, 57-III-3) permettant indirectement la résolution de l'énigme de la disparition de l'émeraude ;

Après ... "plus de casse-pieds à l'horizon !" ainsi que s'en réjouit Haddock en BLC, 61-IV-2 !!!

Avec une telle accumulation invasive de l'univers public, la place des Tziganes (qu'Hergé, de son propre aveu à Numa Sadoul, aurait voulu bien plus importante), ne peut plus se glisser que subrepticement (en BLC, 16-III et IV et 40-III) pour resurgir ... "en fraude", dans le cadre de l'accusation de vol de l'émeraude lancée inconsidérément par les Dupondt qui, à cet égard, ne le cèdent en rien avec le commandant de gendarmerie ou ... Nestor, pour qui "ces Bohémiens, c'est tout vauriens, chapardeurs et compagnie !" (BLC, 12-III-1).

Notons pour conclure, une TRES BELLE vignette (BLC, 47-IV-3), tout de nostalgie (comme précédemment, celle exprimée par Tintin en 40-III-3), de la caravane s'éloignant vers un avenir indéfini, suggérant cette forme de liberté des Tziganes, exilés volontaires de l'univers public ...
+1
jacqueshervesamedi 12 mars 2016 à 12:21
A la lecture de l'album, j'ai un doute quant au fait que les Tziganes soient relâchés après que Tintin ait prouvé le vol par une pie, vu que Miarka avait trouvé des ciseaux en or de la Castafiore. Je trouve que Hergé aurait apporté un plus s'il avait créé un passage où un procès aurait eu lieu en correctionnel avec les Tziganes et s'il avait évoqué comment on peut faire une erreur judiciaire.
gesse75dimanche 24 janvier 2016 à 23:01
Pour moi, cet album est le sommet de l'œuvre d.Hergé...Moins populaire que d'autres albums, mais bien plus subtil et philosophique. Une thèse en images. On est ballotés de fausses pistes en faux-semblants, et tout cela dans un huis-clos délectable. C.est du Molière, du Shakespeare... Les albums suivants ne pourront qu'être décevants,forcément.
+1
kingping27jeudi 19 novembre 2015 à 19:49
Tiens tiens pourquoi tintin ne s'est t-il pas évanoui durant l'histoire
+1
nicnollundi 7 septembre 2015 à 08:48
@jacquesherve : c'est aussi que Tintin, Haddock et Tournesol sont les invités d'honneur du "Congrès International d'Astronautique" de Sydney ... Ainsi que se plaît à le souligner Haddock (pourtant à l'origine, si opposé à "mettre un seul pied" dans cette "satanée fusée de tonnerre de Brest" - OL, 10-I-2 -), "la route de la Lune, c'est nous qui l'avons inaugurée" (VPS, 3-II-2a).

Les Dupondt (ces "espèces de brontosaures" - OML, 3-III-4 -) ne partagent pas cet "honneur" en tant que, ne s'étant trouvés dans l'usine de Sbrodj que sous la "justification" (*) de cette "mission spéciale ... envoyés par notre gouvernement pour veiller sur nos compatriotes" (OL, 18-II-2), ils n'ont fait partie qu'accidentellement (c'est le moins que l'on puisse dire !) de l'expédition lunaire ... n'étant pas capables, "à leur âge", de "faire la différence entre 1.34 h et 13.34 h !" (OML, 3-III-3) !!!

(*) il faut avouer que cette ... "justification" représente une faiblesse dans le scénario hergéen ... Seul Tintin peut-être considéré comme "personna grata" par ledit "gouvernement" ... à moins qu'il faille estimer que le capitaine Haddock est devenu, lui aussi, "personna grata", en tant qu'ayant effectivement été chargé d'une mission secrète dans l'aventure de "l'Or noir" ... d'où, sa "mobilisation" comme commandant du "cargo Untel" dont le nom doit "rester secret" (ON, 3-I-3) et son surgissement soudain (et inexpliqué ... hormis le gag GÉNIAL du "c'est à la fois très simple et très compliqué") à la tête des soldats de l’Émir en ON, 54-II-2 ... De même, Tournesol, ayant sauvé la "Paix du Monde" par sa découverte du produit ,neutralisant le N 14 (ON, p. 62) ...

Ici se pose alors la question de savoir "pourquoi" Hergé s'est encombré des Dupondt, le fait d'avoir voulu "surveiller la fusée avant son départ", explication alléguée (OML, 3-I-2), étant rien moins que convaincante (même en tenant compte de leur incroyable stupidité) ... C'est que, s'ils assument dans l'album de "la Lune", la nécessaire fonction comique, ils en assurent aussi la première dramatisation : la question de l'oxygène est d'emblée posée ... Même Wolff, qui, assurément, a dû falsifier les documents et factures de commande en fonction de la présence clandestine de Jorgen (d'où l'interdiction faite à Haddock de fumer ne serait-ce "qu'une pauvre petite pipe"), en est interpellé (OML, 3-III-3) !!!
+2
jacqueshervedimanche 30 août 2015 à 01:01
On peut comprendre en lisant Tintin et les Picaros la raison de l'absence des policiers dans Vol 714 pour Sydney vu qu'ils ont eu pour mission de veiller discrètement sur Bianca Castafiore !!
+2
nicnolmardi 11 août 2015 à 15:42
"Les Dupondt - noblisse oblège ! - veillent désormais sur le joyau retrouvé" (grâce à Tintin !), assure le commentaire-résumé en tête de l'avant dernière page de "Les Bijoux de la Castafiore", en sa parution dans le Journal Tintin ... C'est qu'ils entendent bien, eux et eux SEULS, le remettre "à sa propriétaire" et, n'en doutons pas, en retirer toute la "gloire" ... N’affectent-ils pas, en effet, de remercier Tintin pour ... son "petit coup de main" en 61-III-3 … "compliment" se situant en analogie avec un autre "coup de main" … celui qui, dans "Le Secret de la Licorne", leur a permis de confondre Aristide Filoselle ?!!! Ils y veillent tellement bien qu'ils n'ont rien de plus pressé que de le laisser choir dans l'herbe (BLC, 60-IV-3) ... "Et comme c'est vert, l'herbe" ... "Je dirais même plus" (BLC, 61-I-1) ... Il reviendra, cette fois à Milou, de retrouver presque aussitôt le "caillou" (BLC, 61-I-3a) ...

A peine se mettent-il en route (pour "Mitan" ou pour "Pilan" ... peu importe !) qu'ils se disputent déjà de savoir qui, des deux, est en possession de l'émeraude (BLC, 61-IV-1) ... A tel point qu'on pourrait s'autoriser alors à se demander si, JAMAIS ô grand JAMAIS, la diva rentrerait en possession "du plus beau de ses bijoux" ...

La "preuve" de la restitution de l'émeraude nous sera administrée "plus tard", dans "Tintin et les Picaros" ... En TEP, 2-IV-2 et 3, nous apprendrons que ... "pour veiller sur ses bijoux ... elle est toujours sous la garde de deux détectives (les Dupondt !) qui la suivent discrètement dans tous ses déplacements" ... Discrétion à ce point efficiente qu'en arrivant à Tapiocapolis, ils ne manqueront pas d'imiter l'ex Président des Etats-Unis Gerald Ford lequel, à l'époque de la composition de l'album, s'était signalé, valdinguant, les quatre fers en l'air, en descendant l'échelle de coupée d'Air Force One !!! Par la même occasion, nous saurons que lesdits bijoux, assurés pour plusieurs millions de dollars, ont échappé à la rapacité de Séraphin Lampion qui, recueillant les fruits amers de sa vulgarité (BLC, 17-II et III + 42-IV-1), en fera retomber la responsabilité sur le pauvre Haddock (TEP, 3-I-4 et II-1) ...
+2
jacqueshervedimanche 2 août 2015 à 11:55
Dommage que Hergé n'ait pas prévu une page où Miarka et son oncle Mattéo subiraient des pressions de la part des services de police pour qu'ils avouent le vol de l'émeraude tout en refusant de croire à leur innocence sur le modèle d'un passage de Sans Famille de Hector Malot où Rémi ne parvient pas à prouver son innocence face aux vols des Driscoll. Hergé aurait pu prévoir un passage où on aurait vu par exemple la condamnation et le transfert de Miarka dans une structure de type "Maison de correction" et des autres Tziganes en détention...jusqu'à ce que Tintin prouve leur innocence. Hergé aurait pu aussi créer un passage où les Tziganes seraient remis en liberté suite à la découverte du vrai coupable !
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