Tintin au pays des fake news

Dossier ~ vendredi 3 novembre 2017

“Fake news” ou fausses nouvelles ont été élus « mots de l’année » par le dictionnaire Collins.

Copyright © Hergé / Moulinsart 2017

Ces informations truquées se répandent comme une peste sur la toile. Pourtant rien de nouveau sous le soleil si ce n’est bien sûr la dimension technologique (Internet, les réseaux sociaux ,…) qui fait office de caisse de résonance. La pratique de la « fake news » est vieille comme le monde et déjà dans l’Antiquité ou sous la République à Rome, l’éloquence était parfois au service de la propagande ou de l’invective calomnieuse ou diffamatoire.

source - Wikipedia Démosthène s'exerçant à la parole (1870) by Jean-Jules-Antoine Lecomte

Ce qui a changé aujourd’hui, c’est l’ampleur du phénomène : le « virus » de l’intox a en fait muté grâce aux médias sociaux.

Dans Tintin et les Picaros, Hergé lui-même relate en images ce type de campagne de désinformation. Un épisode qui nous présente une information tronquée, imaginée cette fois par le pouvoir en place. Et dans cette fiction comme dans la réalité, le résultat est simple : une perception erronée de la réalité.

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Haddock déclare à propos de l’arrestation de Bianca Castafiore (accusée de complot contre le Président Tapioca) : Je trouve cela de la pure bouffonnerie !…Accuser la Castafiore de complot, c’est parfaitement ridicule ! Nous aurions pu tenir les mêmes propos concernant l’allégation ou la controverse lancée par Vincent Cespedes et qui a ébranlé le monde des Tintinophiles durant plusieurs jours : Tintin serait une fille !

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Lire l'article sur ouest-france

La « fausse » nouvelle s’était répandue comme une trainée de poudre suite au blog du prénommé, publié le 20 septembre 2017, pour finalement imploser quelques jours après. Ce test en conditions réelles ne devait servir, selon l’auteur de ce bobard à quatre balles, qu’à lancer une conversation philosophique : une porte ouverte, pour repenser Tintin selon un autre point de vue.

Source : http://www.pieuvre.ca .

Il ne s’agissait pas d’un exercice de réflexion sur le traitement de l’information sur les médias ni d’une blague, d’un ragot ou d’une tromperie, mais d’une simple nouvelle causerie à propos de Tintin : Tintin ne serait pas un homme, mais une femme.

Le problème, c’est que les médias se sont rués sur le « poisson » et ont relayé, un peu brut de décoffrage, ce post qui a fait le tour du monde !

Toujours selon Cespedes , la morale de cette histoire décidément peu claire : Ce que j’ai appris, c’est que les vrais médias ont besoin de fausses nouvelles pour croître.

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Source : http://www.pieuvre.ca.

Ce n’est pas la première fois que Tintin est la cible de campagne de discrédit …

A qui profite la campagne ? Si l’objectif, à première vue évident, des fausses nouvelles est d’attirer l’attention sur son créateur, les commentateurs critiques de ce phénomène insistent davantage sur la collecte de données et de ciblage comportemental que la simple diffusion de fausses nouvelles .

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« La presque totalité des sites de fake news ont davantage pour objectif la collecte de données et le ciblage comportemental que la simple diffusion de fausses nouvelles. » — Jonathan Albright

(source : http://quebec.huffingtonpost.ca)

Donc, un conseil : lisez d’abord et avant tout Les Aventures de Tintin et fiez-vous au flair des Dupondt avant de relayer une information. Une règle absolue : vérifier et croiser au maximum les sources !

Pour en savoir plus : https://www.ouest-france.fr

Le mot de la Fin :

La Castafiore, conspiratrice !!!... Si, au moins, c’était la conspiration du silence !...

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